Le Diabète
Le diabète est une maladie chronique caractérisée par une élévation permanente du taux de glucose dans le sang. À l’échelle mondiale, 589 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans vivent actuellement avec un diabète. En 2024, cette maladie a été responsable du décès de 3,4 millions d’adultes. Sa prévalence connaît une progression particulièrement rapide sur le continent africain (1).
Quels sont les différents types de diabète ?
Le diabète est une maladie qui se définit par une hyperglycémie, c’est-à-dire un taux de sucre élevé dans le sang en permanence.
Le taux de sucre dans le sang ne doit pas dépasser 1,26 g/L à jeun (5). Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais qui se soigne par un traitement adapté.
Les principaux types de diabète sont : le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Il existe aussi un troisième type de diabète appelé « diabète gestationnel » qui peut toucher la femme enceinte.
Le diabète de type 1
Le pancréas ne produit plus ou plus assez d’insuline. Cette hormone permet de réguler la glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang. Les patients doivent s'injecter de l'insuline tous les jours pour réguler leur glycémie.
Le diabète de type 1 est beaucoup moins fréquent que le diabète de type 2. La Fédération Internationale du Diabète estime qu’environ 9,1 millions de personnes de tous âges vivent avec un diabète de type 1 dans le monde (1). Il touche plus particulièrement des jeunes enfants, des adolescents ou des jeunes adultes, mais peut survenir à tout âge.
Le diabète de type 2
Le pancréas produit de l’insuline, mais en quantité inadaptée et l’organisme a du mal à l'utiliser. Une partie du sucre transportée par le sang ne passe plus dans le muscle, s'accumule dans le sang et peut provoquer des complications.
Le diabète de type 2 est la forme la plus fréquente de diabète et concerne plus de 95 % des personnes vivant avec cette maladie. Il touche plus particulièrement l’adulte de plus de 45 ans. Le risque de développer un diabète de type 2 résulte de l’association de plusieurs facteurs : antécédents familiaux, âge, surpoids ou obésité, faible niveau d’activité physique, alimentation déséquilibrée, antécédent de diabète gestationnel, ainsi que différents facteurs sociaux et environnementaux. Une personne peut développer un diabète de type 2 sans présenter l’ensemble de ces facteurs.
Le diabète gestationnel
Dans de nombreux pays ce diabète touche plus de 15% des femmes enceintes. Une naissance sur cinq est affectée par une forme d’hyperglycémie pendant la grossesse. Il se manifeste par une augmentation anormale de la glycémie en fin du 2e trimestre ou durant le 3e trimestre de la grossesse.
Dans la majorité des cas, il disparaît après l'accouchement. Cependant, il est important de savoir qu'une femme qui a un diabète gestationnel a plus de risque de développer un diabète de type 2 dans le futur.
Quels sont
les facteurs de risque du diabète ?
On parle de facteurs de risque du diabète uniquement pour le diabète de type 2.
En effet, pour le diabète de type 1, le début de la maladie est souvent brutal et il ne peut se prédire ni se prévenir.
Le diabète de type 2 présente plusieurs facteurs de risque :
- Une alimentation déséquilibrée avec une consommation importante de sucres raffinés, de graisses végétales ou animales (surtout saturées) et une pauvreté en fruits, en légumes et donc en fibres alimentaires
- Le manque d'activité physique qui entraine un mode de vie sédentaire
- Le surpoids et l'obésité qui sont la conséquence d'un mode de vie qui allie alimentation déséquilibrée et sédentarité.
Une alimentation déséquilibrée, un mode de vie sédentaire, un surpoids ou une obésité sont des facteurs de risque qui peuvent déclencher la maladie mais ceci se fera, dans la majorité des cas, sur un terrain de prédispositions familiales.
En effet, dans plus de la moitié des cas, le diabète de type 2 survient dans des familles où existent déjà des antécédents de la maladie.
Quels sont les symptômes du diabète
Les principaux symptômes du diabète sont : un amaigrissement inexpliqué, un besoin d'uriner très fréquent (en particulier la nuit), une soif, une faim et une fatigue très importantes.
Dans le cas du diabète de type 1
Les symptômes sont aigus et se manifestent très rapidement.
Dans le cas du diabète de type 2
La maladie est souvent insidieuse, elle peut s’installer dans l’organisme sans symptômes visibles pendant plusieurs années. On dit du diabète de type 2 qu’il est asymptomatique à ses débuts.
Contrairement au diabète de type 1, le diabète de type 2 est souvent découvert par hasard, lors d’un bilan de routine ou lorsque les complications se déclarent.
Quelles sont les complications du diabète ?
Les complications aiguës :
Il existe 3 principales complications aiguës du diabète, provoquées par une baisse ou une hausse brutale de la glycémie, qui peuvent provoquer un coma :
- L’acidocétose diabétique : concerne principalement le diabète de type 1 et survient lorsque le corps ne peut plus utiliser le sucre comme carburant en raison de l’absence totale d’insuline ;
- L’hypoglycémie : peut concerner le diabète de type 1 comme de type 2, et survient lorsque le taux de sucre dans le sang baisse en dessous d’un certain seuil. Elle survient soit suite à un effet trop important du traitement (par exemple une dose d'insuline trop importante par rapport aux aliments ingérés ou une surdose de certains médicaments antidiabétiques oraux) soit suite à une activité physique trop intense. Ce risque s'accentue si l'apport alimentaire n'est pas adéquat. Ceci arrive si le patient n'est pas suffisamment informé ou si le patient a des difficultés économiques pour accéder à une alimentation suffisante.
- Le coma hyperosmolaire non cétosique : concerne seulement le diabète de type 2 et survient surtout chez la personne âgée. Il est souvent lié à une forte déshydratation lors d’infections ou de prise de médicaments diurétiques.
Les complications chroniques :
Une glycémie déséquilibrée peut endommager progressivement les petits vaisseaux sanguins qui peuvent en retour endommager gravement de nombreux organes. Ainsi, le diabète peut provoquer :
- Une rétinopathie diabétique : se caractérise par des lésions des petits vaisseaux qui irriguent la rétine, entraînant une baisse de l'acuité visuelle pouvant conduire à la cécité (aveugle).
- La néphropathie diabétique : aboutit à la destruction des reins et représente l’une des principales causes d'insuffisance rénale chronique.
- La neuropathie diabétique : les fibres nerveuses sont atteintes et causent des pertes de sensations qui affectent principalement les jambes et les pieds. Une neuropathie associée avec une circulation sanguine déficiente dans les jambes favorise le développement d'ulcérations sur les pieds que l'on va appeler pied diabétique". Si ces "pieds diabétiques" sont mal soignés, les personnes vivant avec un diabète risquent la gangrène et l'amputation.
- Les troubles sexuels : le diabète peut affecter la sexualité de l'homme et de la femme (infections, mycoses, sécheresse vaginale, prostatite, dysfonction érectile, baisse de la libido...).
En plus, le diabète affecte aussi les gros vaisseaux et porte ainsi atteinte au cœur, au cerveau et aux membres inférieurs. Lorsque les artères les plus grosses sont touchées, de graves lésions apparaissent au niveau de l'appareil cardiovasculaire. Les personnes atteintes de diabète ont un risque beaucoup plus élevé de développer de l'athérosclérose, c'est-à-dire de petites plaques d'athérome (cholestérol) sur la paroi des grosses artères.
Le danger, à terme, c'est que l'artère se bouche complètement, provoquant un infarctus du myocarde. Les artères périphériques sont également touchées, augmentant le risque d’accident vasculaire. Les différentes études montrent que la présence d’un diabète majore le risque de mortalité cardiovasculaire. Le risque est 2 à 3 fois plus élevé pour l'homme, et 3 à 5 fois plus élevé pour la femme.
Comment traiter un diabète ?
Le diabète est une maladie chronique et ne peut pas être guéri mais, en adoptant un traitement adapté dès le diagnostic, il est possible de maîtriser la maladie, c'est-à-dire maintenir le taux de sucre dans le sang (la glycémie) aussi proche que possible de la cible, afin d'éviter la survenue de complications.
Pour les personnes atteintes de diabète de type 1, le traitement médicamenteux est obligatoire et passe par l'injection d'insuline plusieurs fois par jour.
Pour les personnes atteintes de diabète de type 2, une alimentation adaptée et une activité physique régulière constituent des éléments essentiels du traitement. Selon la glycémie, l’état de santé et les besoins de chaque personne, des médicaments peuvent être nécessaires dès le diagnostic ou au cours de l’évolution de la maladie. Un traitement par insuline peut également devenir nécessaire.
Un diagnostic précoce, un traitement adapté et un suivi régulier permettent de réduire fortement le risque de complications et d’améliorer la qualité et l’espérance de vie des personnes vivant avec un diabète.
Qu'est ce que l'éducation thérapeutique ?
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit l'éducation thérapeutique du patient comme "un processus continu qui fait partie des soins médicaux ayant pour objet de former le malade pour qu'il puisse acquérir un savoir-faire adéquat, afin d'arriver à un équilibre entre sa vie et le contrôle optimal de sa maladie".
En pratique, l’éducation du patient à sa maladie représente l'étape centrale de la réussite de la prise en charge d’une personne atteinte de diabète.
Elle permet l’explication des concepts clés du diabète, notamment son caractère chronique et la nécessité de suivre un traitement à vie, mais aussi la compréhension de ses interactions avec le contexte social, essentielle pour bien vivre avec la maladie.
Cette éducation permet d’expliquer la gestion de l’alimentation, de l’activité physique et d’alerter sur les risques de complications. Pour le patient, elle constitue un outil précieux d’assistance à la gestion quotidienne du diabète en même temps qu’un espace de soutien émotionnel et social.
« Le cancer, le diabète et les maladies du cœur ne sont plus des maladies des riches. Aujourd’hui, elles touchent les populations et les économies des pays les plus pauvres encore plus que les maladies infectieuses. Elles représentent une urgence de santé publique sous-estimée. »
BAN KI-MOON, Ancien Secrétaire général des Nations Unies, extrait de son discours de clôture du Forum on Global Health, le 15 juin 2009
Les Maladies Non Transmissibles (MNT)
Le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer et les maladies respiratoires chroniques sont les 4 maladies non transmissibles (MNT) identifiées comme prioritaires par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
En 2021, les maladies non transmissibles ont causé au moins 43 millions de décès, soit 75 % des décès non liés à une pandémie dans le monde.
On impute aux 4 maladies prioritaires environ 80% de ces décès prématurés (2). En effet, selon l’OMS :
cardiovasculaires tuent
Les maladies respiratoires tuent
Les cancers tuent
Le diabète a tué
Les pays à revenu faible ou intermédiaire sont particulièrement touchés : 73 % des décès dus aux maladies non transmissibles, soit environ 32 millions de décès, y surviennent.
Les MNT constituent aujourd'hui la principale cause de décès dans le monde (2).
Le diabète : les données mondiales
Le diabète, tous types confondus, est une maladie chronique qui affecte aujourd'hui plus de 589 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans dans le monde soit 1 adulte sur 9 (1), selon la Federation internationale du Diabete.
En 2024, le diabète et ses complications ont été responsables de 3,4 millions de décès, soit l'équivalent d'un décès toutes les neuf secondes.
À titre de comparaison, la tuberculose a causé environ 1,25 million de décès en 2023.
Selon les projections, le nombre de personnes vivant avec un diabète atteindra 853 millions d’ici 2050 (1), soit 1 adulte sur 8, faisant de cette maladie l’une des principales causes d’invalidité et de mortalité à l’échelle mondiale.
Le diabète a tué
Le diabète :
une épidémie
en Afrique
Le diabète n’est plus une maladie des pays à revenu élevé. En effet, 81% des personnes atteintes de diabète vivent dans des pays à faible ou moyens revenu (1).
Ces chiffres alarmants expliquent la déclaration de l’ancienne Directrice Générale de l’OMS, Gro Harlem Brundtland, en mai 2002 lors de l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève :
«Ceci constitue une nouvelle preuve scientifique de la transition que connaît le monde entre maladies transmissibles et maladies non transmissibles. Au 21ème siècle, c’est dans les pays en développement que l’impact de cette transition sera le plus fort».
L’Afrique connaitra la progression de la prévalence de diabète la plus importante dans le monde au cours de la période 2024 – 2050 (3).
Le nombre de personnes atteintes de diabète en Afrique augmentera de 142 % d’ici 2050, passant de 24 millions en 2024 à 60 millions en 2050 (3). À cette date, la prévalence de cette maladie dépassera les 5 % de la population du continent.
Si l’on prend l’exemple du Mali, du Burkina Faso, de l’Union des Comores et du Cap-Vert, quatre pays d’Afrique de l’Ouest et de l’océan Indien où Santé Diabète développe ses actions, la prévalence du diabète atteignait en 2024 4,8 % de la population adulte au Mali, 4,5 % au Burkina Faso, 10,8 % aux Comores et 6,8 % au Cap-Vert. À titre de comparaison, la prévalence du diabète en France était estimée à 6,5 % de la population adulte en 2024 (1).
Transition nutritionnelle,
urbanisation et sédentarité
Evoquer les problèmes alimentaires en Afrique renvoie à ces images d’adultes au visage creusé, vieillis avant l’âge, et d’enfants décharnés au ventre ballonné. Cette imagerie trop familière de la famine resurgit encore dans certaines régions frappées par une sécheresse excessive ou dans des zones de conflit.
Néanmoins, ce que l’on observe majoritairement sur le continent africain, depuis quelques années, c’est une transition des formes de malnutrition, de la sous-nutrition vers la surnutrition. Les problèmes de surpoids dépassent, aujourd'hui, très largement les problèmes de sous poids.
Ce phénomène frappe principalement les villes où le surpoids touche déjà une femme sur quatre et un homme sur six. Cette explosion de l’obésité, impliquant autant les classes aisées que les classes populaires, est essentiellement liée à l’apparition d’une transition nutritionnelle.
Elle se définit comme une modification progressive des régimes alimentaires avec le passage dʼune alimentation monotone, riche en amidon et en fibres, faible en graisses, à une alimentation plus diversifiée mais riche en sucres, en graisses animales saturées et en aliments usinés, tout en étant faible en fruits, légumes et fibres.
En effet, les produits gras comme l’huile, la mayonnaise, les plats en fritures, des produits salés comme les cubes alimentaires, les concentrés de tomate, le sel alimentaire et des produits sucrés comme le sucre simple et les biscuits envahissent les échoppes des marchés africains. Ces échoppes modernes sont très loin des marchés ruraux traditionnels.
Ces changements de modes d'alimentation s'accompagnent aussi très souvent du passage d'un mode de vie actif physiquement à un mode de vie sédentaire. En effet, l’évolution des modes de vie liés à la très forte croissance de l’urbanisation (généralisation des travaux de bureaux, utilisation des moyens de transports motorisés, prolifération des écrans de télévision et des jeux vidéo pour les enfants) renforce la sédentarité.
- 2009, l’Afrique a dépassé le milliard d’habitants, dont 395 millions (soit près de 40%) vivaient dans des zones urbaines
- 2050, la population totale des villes africaines passera à 1,23 milliards d’habitants soit 60% de la population totale et autant que toute la population du continent aujourd’hui.
- 2050, la population urbaine en Afrique de l’Ouest devrait plus que doubler, passant de 252 millions à 526 millions de citadins. Le taux d’urbanisation de cette région passerait de 54 % à 72 %.
- 2050, la population urbaine en Afrique de l’Est devrait, elle aussi, plus que doubler, passant de 164 millions à 408 millions de citadins. Le taux d’urbanisation passerait de 32 % à 48 %.
- 2050, au Burkina Faso, la population urbaine devrait tripler, passant de presque 7 millions à 20 millions de citadins.
- 2050, au Mali, la population urbaine devrait presque tripler, passant de 8 millions à 22 millions de citadins.
- 2050, en Union des Comores, la population urbaine devrait doubler, passant de 300 000 à 629 000 citadins.
- 2050, l’Afrique devrait compter deux nouvelles mégapoles (des villes de plus de 10 millions d’habitants) soit 6 au total. Il s’agit des villes d’Addis-Abeba et de Dar Es Salaam.
Surpoids et obésité
La progression du surpoids et de l’obésité en Afrique est liée à des transformations rapides des systèmes alimentaires et des modes de vie. L’urbanisation, l’évolution du travail et des transports, la diminution de l’activité physique quotidienne, l’accessibilité croissante des produits très transformés et le marketing alimentaire contribuent à ces changements. Ces évolutions ne touchent pas toutes les populations de la même manière. Elles sont influencées par le niveau de revenu, le genre, le lieu de résidence, l’accès à une alimentation diversifiée et abordable ainsi que par les normes sociales relatives au poids et à la santé.Si l’on prend l’exemple du Mali, les statistiques internationales montrent que les facteurs de risque du diabète liés au mode de vie ont déjà un impact très fort avec une prévalence :
- du surpoids et de l'obésité de 21 % chez les personnes âgées de plus de 20 ans (avec une prévalence dépassant 25 % chez les femmes)
- de la sédentarité de 19,5 % chez les personnes âgées de plus de 15 ans (4)
Sources :
(1) Fédération internationale du diabète. IDF Diabetes Atlas 11e éd. Bruxelles : FID ; 2025 [consulté le 16 septembre 2026].
(2) Organisation mondiale de la Santé. Maladies non transmissibles Genève : OMS ; 25 septembre 2025 [consulté le 16 septembre 2026].
(3) Fédération internationale du diabète. Afrique : rapport régional sur le diabète 2000–2050. Bruxelles : FID ; 2025 [consulté le 16 septembre 2026].
(4) Nations unies, Département des affaires économiques et sociales, Division de la population. World Urbanization Prospects 2025: Summary of Results. New York : Nations unies ; 2025 [consulté le 16 septembre 2026]. Tableau A3.
(5) Fédération française des diabétiques. Qu’est-ce que le diabète ? [En ligne]. [s. d.] [consulté le 17 septembre 2026].
Quel pain manger quand on a un diabète ?
Une personne vivant avec un diabète peut consommer différents types de pain. Les pains complets ou aux céréales, plus riches en fibres, sont généralement à privilégier par rapport au pain blanc, car ils ont tendance à avoir un impact moins rapide sur la glycémie. Le pain blanc peut toutefois être consommé, mais en quantité adaptée et dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
Quels sont les symptômes de l’hyperglycémie ?
Les symptômes de l’hyperglycémie sont les symptômes du diabète :
- Une abondance des urines avec plusieurs réveils nocturnes
- Une soif excessive : la personne peut boire plusieurs litres d’eau par jour même quand il fait froid
- Une fatigabilité élevée : à moindre effort la personne peut se sentir fatiguée
- Un amaigrissement inexpliqué, bien que la personne mange normalement voire un peu plus que d’habitude.
Comment guérir du diabète ?
À ce jour, il n’existe pas de traitement permettant de guérir définitivement le diabète de type 1. Pour certaines personnes vivant avec un diabète de type 2, une rémission peut être obtenue, notamment après une perte de poids importante ou une chirurgie métabolique. La rémission ne signifie toutefois pas que la maladie est définitivement guérie et un suivi médical reste nécessaire.
Quel est l’objectif d’hémoglobine glyquée chez une personne vivant avec un diabète ?
L’hémoglobine glyquée, ou HbA1c, reflète le niveau moyen de la glycémie au cours des deux à trois derniers mois. Chez de nombreuses personnes vivant avec un diabète, l’objectif est une HbA1c inférieure à 7 %, mais cette cible doit être individualisée selon l’âge, le type de diabète, le traitement, le risque d’hypoglycémie et l’état de santé.
Quels sont les objectifs de glycémie lorsqu’on vit avec un diabète ?
Les objectifs de glycémie sont définis avec l’équipe soignante. Ils dépendent notamment du type de diabète, de l’âge, du traitement, d’une éventuelle grossesse, du risque d’hypoglycémie et de l’état général de la personne. Les objectifs peuvent donc être différents d’une personne à l’autre.
Pour de nombreuses personnes atteintes de diabète non enceintes, les standards de l’American Diabetes Association de 2026 retiennent plutôt :
- avant le repas : 0,80 à 1,30 g/L, soit 4,4 à 7,2 mmol/L ;
- une à deux heures après le début du repas : moins de 1,80 g/L, soit moins de 10,0 mmol/L.
Les objectifs glycémiques personnalisés ne doivent pas être confondus avec les seuils utilisés pour diagnostiquer un diabète.
Quels sont les taux de glycémie utilisés pour dépister ou diagnostiquer un diabète ?
Les valeurs de glycémie utilisées pour le dépistage et le diagnostic dépendent notamment des conditions dans lesquelles la mesure est réalisée, par exemple à jeun ou après une prise de glucose.
- Une glycémie à jeun inférieure à 1,10 g/L (6,1 mmol/L) est généralement considérée comme normale.
- Une glycémie à jeun comprise entre 1,10 et 1,25 g/L (6,1 à 6,9 mmol/L) peut correspondre à une anomalie de la glycémie à jeun.
- Une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/L (7,0 mmol/L), confirmée lors d’une seconde mesure, est un critère diagnostique du diabète.
Ces valeurs servent au dépistage et au diagnostic : elles ne correspondent pas aux objectifs de glycémie à atteindre au quotidien lorsqu’on vit avec un diabète.
Que peut manger une personne vivant avec un diabète ?
Une personne vivant avec un diabète peut manger tous les types d’aliments. Cependant, certains aliments peuvent devoir être consommés avec modération, en fonction notamment du type de diabète, de la glycémie et du traitement. L’alimentation doit ainsi être adaptée aux besoins et à la situation de chaque personne.
Quels sont les risques quand on est atteint du diabète de type 2 ?
A court terme, les complications aiguës comme les hypoglycémies (faible taux de sucre dans le sang) et les hyperglycémies (taux de sucre dans le sang élevé). Non traitées, elles peuvent conduire à un coma.
À moyen et long terme, le diabète peut endommager les vaisseaux sanguins et les nerfs. Il augmente notamment le risque de rétinopathie pouvant entraîner une perte sévère de la vision ou une cécité, d’insuffisance rénale pouvant nécessiter une dialyse, d’ulcération et d’amputation des membres inférieurs, d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral.
Qu’est-ce que le diabète de type 1 ?
Le diabète de type 1 est l’une des formes les moins répandues du diabète. Il représente environ 10 % des patients et touche en général les enfants, adolescents et jeunes adultes, mais il peut survenir à tout âge. Il est dû à un défaut total de production d’insuline par le pancréas. Son traitement nécessite des injections d’insuline à vie.
Quels sont les glucides à éviter ?
Il n’est généralement pas nécessaire de supprimer les glucides lorsque l’on vit avec un diabète. En revanche, certains aliments riches en sucres simples, comme les boissons sucrées, les confiseries ou les produits très sucrés, peuvent faire augmenter rapidement la glycémie et sont à consommer avec modération.
Les aliments contenant des glucides, comme le pain, les céréales, les féculents, les fruits ou les légumineuses, peuvent tout à fait avoir leur place dans une alimentation adaptée au diabète. Leur effet sur la glycémie dépend notamment de la quantité consommée, de leur composition et de ce qui accompagne le repas.
Il n’existe donc pas une liste universelle de « bons » et de « mauvais » glucides : l’objectif est plutôt d’apprendre à mieux les choisir et à adapter leur quantité à ses besoins. En cas d’hypoglycémie, les sucres rapides ont au contraire un rôle essentiel pour faire remonter rapidement la glycémie.
Quels sont les aliments interdits en cas de diabète ?
Aucun aliment n’est formellement interdit en cas de diabète. L’alimentation doit être adaptée à chaque personne, en fonction notamment du type de diabète, du traitement, de l’activité physique, de l’âge et des habitudes alimentaires.
Comme pour toute personne, il est généralement conseillé de privilégier une alimentation variée et équilibrée, en favorisant notamment les légumes, les fruits, les légumineuses et les aliments peu ou pas transformés. La consommation d’aliments très riches en sucres ajoutés, en sel ou en graisses, comme les boissons sucrées, les confiseries ou les fritures, est à limiter.
Vivre avec un diabète ne signifie donc pas devoir renoncer à tous les aliments que l’on aime. L’objectif est plutôt de trouver un équilibre adapté à ses besoins et à son traitement.
Quelle est la différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2 ?
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune : le système immunitaire détruit les cellules du pancréas qui produisent l’insuline. Il peut apparaître à tout âge, même s’il est souvent diagnostiqué chez les enfants et les jeunes adultes. L’insuline est indispensable au traitement.
Le diabète de type 2 survient lorsque l’organisme utilise moins efficacement l’insuline et que le pancréas n’en produit progressivement plus suffisamment. Il peut apparaître à tout âge, avec un risque qui augmente notamment avec l’âge et certains facteurs génétiques et environnementaux. Sa prise en charge peut associer alimentation, activité physique, médicaments et parfois insuline.
Ces deux types de diabète sont différents, mais nécessitent tous deux une prise en charge adaptée à chaque personne.
Quels sont les premiers signes / symptômes du diabète ?
Le diabète se manifeste par :
– Une abondance des urines avec plusieurs réveils nocturnes
– Une soif excessive : la personne peut boire plusieurs litres d’eau par jour même quand il fait froid
– Une fatigabilité élevée : à moindre effort la personne peut se sentir fatiguée
– Un amaigrissement inexpliqué, bien que la personne mange normalement voire un peu plus que d’habitude
– Dans certains cas, notamment dans le diabète de type 2, la maladie peut évoluer pendant plusieurs années sans provoquer de symptômes évidents. Elle peut alors être découverte à l’occasion d’un bilan de santé ou lors de l’apparition de certaines complications, comme une atteinte des yeux ou des nerfs, ou des plaies qui cicatrisent difficilement.
Qu’est-ce qui provoque le diabète ?
Le diabète apparaît lorsque l’organisme ne produit pas suffisamment d’insuline, une hormone fabriquée par le pancréas, ou lorsqu’il ne l’utilise pas correctement. L’insuline permet notamment au glucose présent dans le sang d’entrer dans les cellules pour être utilisé comme source d’énergie.
Comment savoir si on a un diabète ?
Le diabète est diagnostiqué grâce à une prise de sang qui mesure la glycémie, c’est-à-dire le taux de glucose dans le sang. Certains symptômes peuvent alerter, mais seul un examen biologique permet de confirmer le diagnostic.
Le diagnostic peut être posé notamment lorsque :
- la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/L (7 mmol/L), à deux reprises ;
- la glycémie mesurée à n’importe quel moment de la journée est supérieure ou égale à 2 g/L (11,1 mmol/L) en présence de symptômes évocateurs ;
- l’hémoglobine glyquée (HbA1c, le taux moyen de la glycémie les trois derniers mois) est supérieure ou égale à 6,5 %.







